La Fédération nationale des policiers municipaux de France se félicite de voir les préoccupations qu’elle porte, ainsi que d’autres entités associatives ou syndicales, au nom des policiers municipaux relayées au sein de la représentation nationale.
Mme Nathalie Colin-Oesterlé a en effet déposé une question écrite au Gouvernement afin d’alerter sur les attentes et les difficultés rencontrées par les policiers municipaux dans le cadre de l’examen du projet de loi relatif aux polices municipales, actuellement dépourvu de véritable volet social.
Dans sa question, la députée souligne le rôle devenu incontournable des policiers municipaux dans la sécurité du quotidien. Présents au plus près de la population, ils assurent des missions de prévention, de maintien de l’ordre public, de sécurisation d’événements, de gestion de crise et d’assistance aux populations, notamment dans le cadre de dispositifs nationaux comme le plan Vigipirate.
Cette initiative parlementaire reprend plusieurs préoccupations portées par la FNPMF concernant l’évolution du statut et la reconnaissance des policiers municipaux, alors même que leurs missions se sont considérablement élargies ces dernières années.
Des attentes concrètes pour la reconnaissance du métier
Les policiers municipaux, à travers leurs fédérations, associations et organisations professionnelles, font état d’un décalage persistant entre l’extension de leurs missions et la reconnaissance statutaire, sociale et juridique qui leur est accordée.
Plusieurs mesures apparaissent aujourd’hui prioritaires pour renforcer l’attractivité du métier et reconnaître l’engagement des agents :
- la prise en compte d’une part significative de l’indemnité spécifique de fonction dans le calcul des pensions de retraite, à l’image de ce qui existe déjà pour les sapeurs-pompiers professionnels ;
- la reconnaissance de la pénibilité et des sujétions particulières du métier, notamment par l’octroi d’une bonification du temps de service permettant un départ anticipé à la retraite à taux plein ;
- la création d’une nouvelle bonification indiciaire pour les agents exerçant leurs missions sur la voie publique et exposés aux risques ;
- une restructuration plus lisible de la filière et des grades ;
- une meilleure reconnaissance des fonctions d’encadrement ;
- et une clarification durable de la place de la police municipale dans l’architecture nationale de sécurité.
Des revendications qui dépassent les clivages politiques
La FNPMF tient à remercier Mme Nathalie Colin-Oesterlé pour son écoute et pour avoir porté ces préoccupations au sein de l’Assemblée nationale.
La Fédération souligne également que ces revendications dépassent largement les clivages politiques. Elles trouvent un écho auprès de plusieurs parlementaires de sensibilités différentes, notamment Mme Laure Lavalette et M. Aurélien Dutremble, qui se sont également saisis de ces enjeux.
Cette convergence démontre que la reconnaissance sociale des policiers municipaux constitue aujourd’hui une question transpartisane, tant au regard de l’évolution de leurs missions que de leur rôle essentiel dans le continuum de sécurité.
Un espoir désormais tourné vers le Gouvernement
Alors que le Gouvernement a annoncé l’ouverture de travaux sur l’évolution des carrières et des rémunérations dans la fonction publique, la FNPMF espère que ces attentes légitimes seront pleinement prises en compte.
La Fédération forme également le vœu que d’autres groupes parlementaires s’emparent de cette question, car la reconnaissance des policiers municipaux constitue aujourd’hui une évidence sociale et professionnelle.
Après avoir été entendue par plusieurs députés, la FNPMF croise désormais les doigts pour que le Gouvernement sache, à son tour, écouter la voix des policiers municipaux et traduire ces attentes en mesures concrètes.







